Accueil > Blog > Français·es de l'étranger > Enseignement français à l’étranger : notre mission obtenue au Sénat

Une avancée majeure pour l’enseignement français à l’étranger

Grâce à la mobilisation citoyenne et à l’engagement de milliers de signataires, une avancée importante vient d’être obtenue pour la défense de l’enseignement français à l’étranger.

À l’initiative du groupe Écologiste – Solidarité et Territoires, une mission d’information du Sénat consacrée au réseau d’enseignement français à l’étranger a été créée. Ma collègue, l’écologiste Mathilde Ollivier en sera l’une des rapporteures pour la commission de la culture.

Cette décision constitue un signal fort adressé à l’ensemble des acteurs du réseau de l’AEFE, aujourd’hui confronté à des difficultés majeures. Elle représente également un contrepoids à la mission gouvernementale visant à la privatisation et au démantèlement progressif de ce service public essentiel.

Cette avancée est le fruit d’une mobilisation collective. La pétition que j’avais initiée pour sauver l’enseignement français à l’étranger a permis de porter ces enjeux dans le débat public et institutionnel.

Une mission pour défendre un service public d’excellence

Les travaux de la mission d’information débutent aujourd’hui. Ils auront pour objectif de :

  • Faire toute la lumière sur les difficultés rencontrées par le réseau, en particulier sa fragilisation budgétaire et financière liée au poids des pensions civiles ;

  • Revenir sur ses objectifs, ses missions et évaluer les moyens alloués pour les atteindre, notamment l’objectif de doublement des effectifs d’ici 2030 ;

  • Défendre un enseignement français à l’étranger accessible, protecteur et de qualité, en abordant les aides à la scolarité, l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers, la mixité sociale, le statut des enseignants détachés, le modèle économique des établissements et l’impact des réformes sur la stabilité du réseau et les frais de scolarité.

Poursuivre la mobilisation

Grâce à l’engagement citoyen, plus de 3 500 personnes soutiennent déjà une autre vision de ce que doit être l’enseignement français à l’étranger : un service public accessible, protecteur et ambitieux.

Mais le combat n’est pas terminé. Atteindre 10 000 signatures permettrait de renforcer la pression sur le gouvernement et de peser durablement dans les décisions à venir.

Diffusez la pétition

Nous resterons pleinement mobilisées pour que les préoccupations exprimées par les citoyennes et citoyens soient entendues et prises en compte dans les travaux du Sénat.