J’ai interpellé le Gouvernement sur une réalité trop souvent ignorée : la situation des accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans le réseau d’enseignement français à l’étranger.
Une inégalité de traitement entre élèves en France et à l’étranger
Lors de cette prise de parole, j’ai rappelé que l’école inclusive ne peut exister sans accompagnement humain, et que cette exigence doit s’appliquer à tous les élèves français, y compris lorsqu’ils sont scolarisés hors du territoire national. Or, dans de nombreux établissements du réseau AEFE, l’accompagnement des élèves en situation de handicap repose encore sur des statuts précaires, des contrats inexistants ou instables, et des rémunérations très hétérogènes, laissant souvent les familles face à des restes à charge importants.
J’ai dénoncé une inégalité de traitement inacceptable entre les élèves scolarisés en France et ceux du réseau d’enseignement français à l’étranger. Les besoins sont identifiés, les élèves sont là, les familles attendent des réponses, mais l’absence de cadre clair empêche trop souvent l’accès à un accompagnement AESH pourtant indispensable à la scolarisation.
Nos amendements pour reconnaître les AESH dans le réseau AEFE
C’est pourquoi avec ma collègue Mathilde Ollivier nous avons défendu, à l’occasion de l’examen de la proposition de loi visant à intégrer les accompagnants des élèves en situation de handicap dans la fonction publique et à garantir une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers, plusieurs amendements visant à reconnaître pleinement la place des AESH dans le réseau AEFE, à sécuriser leur statut et à garantir un accompagnement humain effectif, équitable et pérenne pour les élèves en situation de handicap, où qu’ils et elles vivent.
Plus largement, cette intervention s’inscrit dans un combat constant pour la reconnaissance des AESH, en France comme à l’étranger : création d’un véritable corps de la fonction publique, stabilité de l’emploi, formation adaptée et rémunération digne. L’inclusion scolaire ne peut pas continuer à reposer sur la précarité de celles et ceux qui la rendent possible.


